Poète Yvon Le Men 
Biographie Né en 1953, Yvon Le Men est breton et poète. Ecrire est son seul métier. Il est l'auteur d'une oeuvre poétique importante. Il anime des ateliers d'écriture et des rencontres avec des élèves sur le thème de la poésie.
Il vit à Lannion où il organise cinq fois par an des rencontres avec des poètes. Ces rencontres appelées "Il fait un temps de poème" sont ouvertes au public. 
Bibliographie Le jardin des tempêtes (choix de poèmes), éd. Flammarion, 1971-1996 - 2000
Le loup et la lune éd. Rougerie, 2001
Jean Malrieu, la parole donnée (avec Pierre Dhainaut), éd. Paroles d'Aube, 1998
L'étoile polaire, éd. Paroles d'Aube, 1998
L'écho de la lumière éd. Rougerie, 1997
Une rose des vents (entretien avec Christian Bobin), Paroles d'Aube, 1997
Il fait un temps de poème, anthologies, ed. Filigranes, 1996
Le vitrail, photographies de Chantal Cannon, ed. Filigranes, 1996
Le petit tailleur de short, Flammarion, 1996
Fragments du royaume, (conversation avec Michel Le Bris), Paroles d'Aube, 1995
La patience des pierres suivie de L'échappée blanche éd. Rougerie, 1995
Ouvrez la porte au loup, Gallimard, 1994
L'échappée blanche, éd. Rougerie, 1991
Le chemin de halage, Ed. Ubacs, 1991
Quand la rivière se souvient de la source, Ed. Picolles, 1988
Marna, Ed. Artus, 1987
A l'entrée du jour, Flammarion, 1984
Le pays derrière le chagrin, Gallimard, 1979
Vie, Ed. L'Harmattan, 1977
La patience des pierres, suivie de L'échappée blanche, ed. Rougerie
L'écho de la lumière, ed. Rougerie
Un livre d'heures (photographies de Georges Dussaud), ed. Filigranes
En espoir de cause, ed. L'Harmattan
Dis, c'est comment la Terre ?, ed. L'Harmattan
La nuit bleu marine, ed. Chant Manuel.
Nombreuses anthologies, livres illustrés, éditions à tirages limités, livres traduits, Disques, CD, Films, articles. 
Extrait Paysage
Il existe
dans les livres d'estampes japonaises du XIXe siècle
des images que l'on trouve
dans les paysages bretons de toujours
est-ce d'avoir regardé les estampes
toujours, comme une première fois
qui a protégé mes yeux d'avoir regardé le paysage
toujours, comme une dernière fois ?
comme si demain,
je ne verrai ni les estampes
ni les rives du Léguer qui va et revient
au seuil de ma maison
et sur les murs de laquelle repose une estampe d'Hiroshige
Je l'ai trouvée
au coeur d'un hiver où la nuit était noire
jusqu'à l'aube d'un matin qui fut un premier jour
le premier jour du camélia
et de mes yeux enfin réveillés par sa blancheur
sur l'estampe
comme sur les hauteurs de l'estuaire
sont dressés, bleus tirant sur le noir
à l'est
noirs tirant sur le vert
à l'ouest
des pins maritimes
et
à la frontière de ce paysage où le soleil se couche
à la lumière de cette image où le soleil se lève
ils incarnent
d'un bout à l'autre du monde
le même poème écrit à l'encre de la même image.
(Inédit) été 2003 
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